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WORKSHOP - Bamako

Bamako, Mai 2011

Parc national du Mali

Atelier et exposition sous la direction d’Ananias Léki Dago Participants : Adama Bamba, Bakary Emmanuel Daou, Sokona Diabaté, Ansoumane Diarra, Amadou Keita, Mamadou Konaté, Moussa Koumaré, Mariam Ibrahim Maïga, Tiécoura N’Daou, Abdoul Karim Sidibé, Aminata Sissoko, Mariétou Sissoko, Oumou Traoré, Salif Traoré A été constitué, pour l’occasion, un groupe de travail de quatorze photographes (neuf hommes et cinq femmes), tous maliens, réuni pour se pencher sur un exercice dont le but final était de proposer leur version des faits sur l’état de ce monde. Le point d’ancrage de cette aventure est le thème général de l’édition 2011 des Rencontres de Bamako, « Pour un monde durable ». Les problématiques qui se dégagent de cette périphrase – si on veut les analyser – doivent être envisagées à partir de données mondiales. Mais pour ces photographes maliens, c’était comme si on leur demandait de voir le monde au travers d’un minuscule trou. Ce qui signifiait, pour eux, de questionner les enjeux complexes de ce monde tout en les réduisant à leur quotidien, à leur environnement. Dans le cadre de cet atelier, nous nous sommes imposé certaines contraintes pour échapper au piège facile des images bien souvent rebattues sur l’Afrique, dont nous avons été depuis toujours bombardés. Notre façon de procéder a généré parfois des tensions entre nous, car elle remettait inévitablement en cause les pratiques habituelles. Elle nous a aussi menés, et ceci heureusement, sur de nouvelles pistes à explorer dans la façon de traiter l’image. Cet exercice était en effet une aventure. Issus d’univers multiples avec des préoccupations personnelles différentes, bien qu’étant tous maliens, les quatorze photographes ont formé un groupe hétéroclite. Par des approches photographiques qui les distinguent les uns des autres, ils ont abordé des thèmes d’actualité pour interpeller, sensibiliser et informer. Leur prise de parole, par le truchement de l’image, symbolise de belle manière leur entrée en lice dans ce débat mondial. Pourvu seulement qu’on les entende ! Si deux semaines de travail nous ont laissés sur notre faim, il ne serait pas incongru de noter l’appétit suscité chez les photographes, avides d’approfondir leur sujet pour tendre vers la maturité. J’ose donc croire que la fresque aux saveurs variées qu’ils nous proposent n’est rien d’autre que les prémices d’une production qui se bonifiera avec le temps, et qui saura avec plus d’adresse titiller notre papille optique. Ananias Léki Dago Avec le soutien de l’ambassade de France au Mali/FSP. Promotion de la diversité culturelle au Mali.

Partenaires : Ministère de la culture, Institut français, Union Européenne

© Rencontres de Bamako