This website in English

SOPHIA BARAKET - Tunisie

Les Faire ailleurs, 2010

Musée National du Mali

Depuis bien longtemps l’Afrique est pour le monde occidental un continent où tout est permis. des déchets de toute sorte y sont expédiés. En Tunisie, les transferts de déchets mécaniques, en hausse constante depuis quelques dizaines d’années, alimentaient des trafics mafieux tenus par les familles proches du pouvoir. ces « ferrailleries » constituaient, hors du grand Tunis, une sorte de monde parallèle, insoupçonné, avec ses propres lois, police et jugements. depuis la chute du régime de Ben Ali, ces quartiers sont sans vie, les ferrailles restent comme suspendues, comme nous, dans l’expectative d’un avenir.

Sophia Baraket a étudié la photo à Paris. Puis elle a complété ce parcours par une formation en histoire de l’art et par des stages, notamment chez Magnum Photo. À Tunis, elle ouvre la première agence de médiation culturelle. En parallèle, elle a exposé aux Rencontres internationales de Ghar El Melh et au Printemps des arts de la Marsa en Tunisie, ainsi que dans plusieurs galeries reconnues. Elle collabore avec JR sur le projet Artocratie Inside Out. Elle est consultante auprès d’organismes internationaux et assiste des photographes étrangers en Tunisie. En 2010, elle intègre une résidence d’artistes à San Francisco où elle s’ouvre à une nouvelle culture photographique et se tourne vers les questions sociales. La même année, elle couvre les événements et les manifestations de la révolution qui a traversé la Tunisie. Actuellement, elle crée la première agence de presse indépendante spécialisée dans l’investigation.

Partenaires : Ministère de la culture, Institut français, Union Européenne

© Rencontres de Bamako