This website in English

Arts et culture

L’intérêt pour la culture traditionnelle, riche et variée, est encore très marqué dans un pays dont l’histoire et les mythes étaient, il y a encore peu, conservés par les griots.
L’animateur de ce courant qui prône la fidélité aux sources est Amadou Hampaté Bâ (1900-1991), une des personnalités les plus fascinantes de l’Afrique noire, qui s’attacha à recueillir et à transmettre la production orale traditionnelle, en particulier celle des peuls, comme en témoigne l’Eclat de la grande étoile (1974).

De son côté, Massa Makan Diabaté (né en 1938) a fait revivre dans la poésie l’épopée du héros Soundiata (ou Sunjata) et a ressuscité les chants populaires du Mali (Si le feu s’éteignait, 1969). Parmi ceux qui redécouvrent ce riche folklore, il faut encore citer. Traoré, O. Dantioko, S.Kabine, M.A.Kélétigui, Ch. Seydou.

Théâtre et poésie

Le théâtre, représenté par des drames historiques et des comédies de mœurs, compte de bons auteurs : Massa Diabaté, Gaoussou Diauara, Alkaly Kaba et surtout Saïdou Bokoum, qui a écrit un drame violent et passionné, Dépossession (1974), et Laurent Gbagbo, à qui l’on doit un poème dramatique sur (l’épopée de Sunjata). Mais, faute de moyens, le théâtre malien éprouve de grandes difficultés et ne parvient guère à se développer. Quant à la poésie, elle demeure une activité mineure qu’illustre toutefois avec talent Fily Dabo Sissoko.

Cinéma

En dépit de la précarité de ses moyens financiers et techniques, le cinéma malien a permis à deux cinéastes de s’exprimer et d’acquérir une renommée internationale.

II s’agit de Cheick Oumar Sissoko, auteur de Nyamanton (1987), peinture naturaliste de la vie urbaine au Mali, et de Finzan (1990) qui évoque, avec humour, la condition des femmes dans les campagnes, et de Souleymane Cissé dont les films ont été projetés avec succès dans le nombreux festivals. Dans le Vent (1982) et Yeelen (1987), ce dernier recrée le mystère et la magie des traditions ancestrales avec images d’une grande perfection

Cheick Oumar Sissoko
plastique ; dans Waati (1995), il se penche sur le sort d’une femme chassée d’Afrique du Sud par l’apartheid, et qui retrouve, et qui retrouve, au fil de son voyage à travers le continent, son identité de femme africaine, libre et fière.

La littérature malienne

La littérature malienne n’est pas seulement tournée vers le passé. Ses auteurs savent observer avec finesse-et souvent esprit critique-les réalités présentes et les difficultés nées de la décolonisation. C’est le cas du romancier Seidou Badian, déjà connu pour son œuvre théâtrale (La Mort de chaka, 1961), qui aborde le thème de la présence de la magie dans la vie africaine ; de Saïdou Bokoum, qui exprime, dans un style halluciné, sa révolte contre une société inhumaine et prend la défense des Africains immigrés à paris (chaîne : une descente aux enfers, 1974).

Photographie

Partenaires : Ministère de la culture, Institut français, Union Européenne

© Rencontres de Bamako