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Ouverture - Une cérémonie très courue

Émotion et solennité, en présence de ministres et officiels, dont le premier ministre du Mali et le ministre de la culture français ont été les deux traits marquants de l’ouverture de la 9e édition des Rencontres de Bamako, au Musée National le mardi 1er novembre 2011. Devant une foule nombreuse et bigarrée Samuel Sidibé, le délégué général de la Biennale a parlé avec une voix chargée d’émotion, remerciant l’ensemble de ceux qui ont contribué à la réussite de la manifestation, au premier nombre desquels les photographes. Samuel Sidibé a, en conclusion, mis en exergue les trois chantiers importants initiés au cours de cette édition et qui, selon son espérance continueront leur développement au cours des biennales futures. Il s’agit notamment de l’ambition de favoriser l’émergence de commissaires et de critiques d’art africains, et enfin, contribuer au développement du marché de l’art sur le continent africain. Et c’est dans cette perspective que les Rencontres de Bamako accueillent cette année la collection de Sindika Dokolo, grand amateur et collectionneur d’art contemporain africain, dans la salle du textile du Musée national du Mali Bamako.

Le discours le plus attendu par les festivaliers était celui de Frédéric Mitterrand, ministre français de la culture et de la communication. D’abord parce que c’était un évènement que celui que le ministre de la culture du Mali a présenté comme étant « un illustre homme de culture passionné de cinéma, de lettres, tout aussi historien que géographe » se déplace ainsi pour venir vivre à Bamako cette ouverture officielle de la 9ème biennale africaine de la photographie.

Frédéric Mitterrand s’en est donc donné à cœur joie pour célébrer l’événement qui l’a amené pour la deuxième fois de sa vie au Mali, et traduire toute son émotion de voir perdurer les Rencontres, soulignant le chemin parcouru depuis 1994 et la première édition. Il a loué la capacité fédératrice hors du commun des Rencontres qui, selon lui, se sont affirmées "comme une fenêtre essentielle sur l’univers de la photographie, pour le Mali, pour le continent africain, pour la scène mondiale de la création ».

Génie créateur

Avant de déclarer ouverte la 9è édition de la Biennale de la photographie africaine, ministre de la culture du Mali, Hamane Niang a tenu revisiter le parcours élogieux des Rencontres de Bamako. « Les résultats ne se sont pas fait attendre car, de nombreux talents africains éclatent au grand jour, leur révélation s’accompagne aussitôt de récompense et de reconnaissance internationale. Outre l’émergence des figures légendaires comme le malien Malick Sidibé, lauréat du Lion d’or du festival de Venise et une multitude de prix internationaux, le nombre des expositions sur la photographie africaine explose à travers le monde. Des collections se constituent. » Avant de laisser éclater son émotion face à la qualité des créations de l’ensemble des artistes du continent, présents à la 9è édition de la biennale de la photographie africaine, « En célébrant le génie créateur de ces artistes, de renommée internationale, nous jetterons par la même occasion, un coup de projecteur sur le travail, tout aussi expressif et multicolore, proposé en différents endroits de notre capitale par de nombreux photographes et vidéastes, mais aussi par les stylistes. La diversité des langages ainsi choisis par les artistes, souvent en herbes, a contribué à transformer certaines de nos infrastructures, de nos rues, de nos places publiques en galeries d’expositions géantes que nous espérons faire animer tout au long de ces rencontres et ce jusqu’au 1er jour de l’an 2012. »

Au final, avant de quitter Bamako pour Paris dans la soirée de 1er novembre 2011, Frédéric Mitterrand a tenu rendre personnellement hommage à Malick Sidibé, l’un des grands pionniers de la photographie africaine, en lui remettant personnellement au nom de la République française, une décoration. Malick Sidibé aujourd’hui âgé de plus de 80 ans est venu au Musée nationale du Mali, accompagné de son épouse recevoir sa distinction honorifique. L’homme qui a filmé pendant plus de 60 ans, les fêtes de mariages, les baptêmes, les danses rituelles, culturelles et cultuelles, tout comme les vacances au bord du fleuve Niger des colons français s’est dit heureux de voir, malgré le fait qu’il soit devenu mal voyant, de vivre en pensée cette 9ème édition de la fête consacrée à la photographie africaine.

Jean-François DENWO CHANNON

Photographie ©Harandane Dicko

Voir la vidéo de Vus d’Afrique - Journée d’Inauguration
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