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Images et engagement pour un « monde durable »

Bamako la capitale malienne renoue avec la tradition des Rencontres photographiques, organisées tous les deux ans, d’où son label reconnu comme Biennale africaine de la Photographie. Cette année, le thème choisi, intitulé « pour un Monde durable », intègre quelques aspects de la revendication et des préoccupations du mouvement altermondialiste.
La neuvième édition des Rencontres de Bamako (du 1er Novembre 2011 au 1er Janvier 2012) se déroule et propose un agenda attractif marqué par des vernissages d’expositions, des conférences, ateliers et autres manifestations consacrées à la problématique des arts visuels en Afrique.
La grande exposition panafricaine, ouverte le 1er Novembre 2011, par la Ministre de la Culture du Mali M Hamane Niang, en présence de son homologue français M Frédéric Mitterand présente le travail de 45 photographes et de 10 vidéastes, issus de 27 pays d’Afrique pour une mosaïque riche de quelques 280 photographies.

Installées au sein de la grande salle du Musée National du Mali, les œuvres de cette exposition proposée au public venus des quatre coins du monde ont été apprécié par le Délégué général des Rencontres de Bamako, M Samuel Sidibé, qui a aussi évoqué le travail des précurseurs de la photographie africaine dont le doyen Malick Sidibé, décoré en cette édition au titre de Chevalier des Arts et Lettres de la République française par le Ministre français de la Culture.

3 défis et 6 prix pour Bamako 2011

Le Délégué général a fait part, dans son allocution, des objectifs de cette neuvième édition de la Biennale de la Photographie qui s’articulent autour de trois (3) chantiers dont « le premier est de favoriser l’émergence de commissaires et de critiques d’art africains ». Et de renseigner : « dans ce cadre, suite à un appel à candidatures, nous avons offert une carte blanche à un jeune commissaire africain ».

Le second chantier engagé par cette édition, dont la semaine professionnelle propose une quarantaine de manifestations, concerne « la promotion d’une politique de conservation des archives photographiques », sans pour autant ignorer les efforts accomplis à travers « quelques expériences ponctuelles, réalisées ça et là, mais trop limitées par rapport à l’énormité des besoins ».
Le troisième chantier est lié au « développement du marché de l’art sur le continent ». Pour contribuer à donner l’exemple, la Biennale accueille cette année la collection de l’angolais Sindika Dokolo, grand amateur et collectionneur d’art contemporain africain. Le commissariat de cette exposition a été confié à M Simon Ndjami, particulièrement reconnu à travers son travail de recherche et de diffusion de la « Revue Noire ».

En plus de son programme officiel, les Rencontres de Bamako proposent cette année une vingtaine de manifestations « Off », initiées par des organisateurs privés en marge des activités de la neuvième édition.
Dans les prochains jours, le jury international de la Biennale va attribuer les six (6) prix artistiques dont le Grand prix Seydou Keïta (ndr : autre pionnier de la photographie africaine) décerné par le Ministre de la culture du Mali avec une dotation de 3000 Euros (2 millions de Fcfa), du prix de l’Union Européenne qui distingue le travail de la photographie de Presse ou du reportage (3000 Euros), du Prix du jury offert par l’Institut français de Bamako (2000 Euros), du prix de l’Organisation internationale de la Francophonie (1500 Euros), du prix ‘’Casa Africa’’ de la coopération espagnole avec la dotation d’une publication monographique portant sur un photographe résidant en Afrique, l’édition d’une collection spécialisée, et l’organisation d’une exposition monographique à Las Palmas.
Pour cette édition, le jury de la Biennale est composé de Elda Harrington, directrice de l’École Argentine de Photographie, Abdoulaye Konaté Directeur du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia du Mali, du Pr Yacouba Konaté, enseignant à l’Université de Cocody et président sortant de l’Association internationale des critiques d’art (Aica), de M Hassane Kouyaté, artiste et cinéaste malien, et de M Antonio Pinto Ribiero, de la Fondation Gulbenkian du Portugal.

Aliou NDIAYE

Photographie ©Harandane Dicko

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